Edito décembre 2017

Entre intentions et réalités

Il y a quelques jours le gouvernement a clôturé la première phase des Assises nationales de la mobilité.

L’ambition affichée était de dresser un état des lieux et de recueillir des propositions. La seconde phase aura lieu fin janvier avec la remise du rapport du Comité d’Orientation des Infrastructures. La troisième phase sera celle du législateur qui statuera sur une loi d’orientation des mobilités proposée par le gouvernement. Cette loi devrait définir des objectifs de court et moyen termes.

La première phase a fait l’objet d’une pléthore de rapports consultables sur le site gouvernemental : https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr/syntheses.
Ce que nous pouvons constater c’est que les réunions nationales ou territoriales qui se sont tenues ont été très confidentielles. Cela ne nous a pas empêché «d’entrer par les fenêtres» afin de témoigner de la réalité des mobilités dans nos territoires péri-urbains et de notre volonté de la voir changer.

En effet, notre action pour la gratuité des tronçons franciliens de l’A10 et de l’A11 n’est pas totalement indépendante de ce qui sortira de ces assises.

Ces assises ont été cadrées par le gouvernement. Leur lancement a été l’occasion de discours consensuels sur l’état des lieux, émaillés de bonnes intentions Les perspectives semblent déjà largement tracées. Nombre d’entre elles sont très contestables. Nous ne ferons pas ici le catalogue des unes et des autres, car nous attendons de voir si les bonnes intentions l’emporteront sur les réponses en trompe l’œil ou sur les impasses.

Parmi les bonnes intentions affichées nous en retiendrons notamment deux : Entre intention et réalité«l’amélioration des transports du quotidien, car les Français n’attendent pas des solutions pour dans vingt ans mais veulent des réponses rapides», ou «réduire les inégalités dans l’accès à la mobilité, notamment à la périphérie des métropoles».

Nous sommes là au cœur de la problématique que nous soulevons depuis de nombreuses années et pour laquelle des réponses rapides sont, en effet, possibles.

Parmi les gadgets dans l’air du temps, on pourrait citer la pratique de la marche à pied, du vélo, du covoiturage* ou des bienfaits naturels des outils numériques. Les impasses menaçantes, ce sont les surenchères répressives envisagées contre ceux qui sont dépendants de la voiture, ou les désengagements de l’Etat dans la gestion et le financement des grandes infrastructures de transports.

Qu’on pardonne donc notre extrême prudence. Depuis 15 ans, les effets d’annonce sans lendemain nous ont appris à l’être.

La réalité sera vite là pour évaporer ce qui relève de l’habillage. Il ne restera donc que la réalité qui, elle, n’est pas évanescente.

*Même si ces modes de déplacements peuvent avoir une certaine pertinence dans certaines circonstances.

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Une réponse à Edito décembre 2017

  1. NICOLAS dit :

    Bonjour et meilleurs vœux de réussite pour votre action. J’espère qu’avec ces assises nationales de la mobilité, l’état se met au pied du mur de la ou des décisions à prendre pour enfin par la voie législative imposer à l’entreprise gestionnaire de l’A10 le respect de l’équité de la mobilité en ile de France pour tous les concitoyens. Persévérez dans votre action même si chat échaudé craint l’eau froide. Avec MM.Macron et Philippe il y a peut-être une réelle opportunité que les affaires évoluent.
    Bien à vous et encore merci pour votre courage et votre ténacité.

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