Edito septembre 2017

Echo de nos premiers entretiens

A notre demande, nous venons d’être reçus par les collaborateurs de Madame Elisabeth BORNE, ministre des transports. A l’issue de ce premier contact il est prématuré de déceler les intentions de la nouvelle équipe gouvernementale.

Nous avons exposé les raisons de notre action ainsi que les attentes des populations et des élus de nos territoires. Pour l’essentiel, les représentants du ministère se sont tenus à nous écouter.

Nous leur avons rappelé que le big bang électoral du printemps dernier appelle des changements majeurs par rapport à l’incurie récurrente de l’Etat ces dernières années, en particulier dans le domaine de la politique autoroutière et des déséquilibres territoriaux.

Si l’équipe gouvernementale actuelle ne porte pas la responsabilité de la situation actuelle elle a la responsabilité de la changer.

Comme l’a montré notre séminaire au Sénat, la gratuité des tronçons franciliens des autoroutes A10 et A11 est tout à la fois nécessaire et possible.

Elle est nécessaire pour les raisons qui fondent depuis le début notre action, mais elle devient urgente en raison des aménagements territoriaux en cours dans le sud ouest francilien qui vont avoir de très sérieuses répercussions dans tout le bassin sud francilien : le rayonnement de la ville nouvelle Paris-Saclay, l’application de la SRU par les collectivités territoriales, « l’oubli » des territoires péri urbains dans les aménagements régionaux (Grand-Paris et JO), le projet d’exposition universelle de 2025 dans la ville nouvelle…

La gratuité est possible à condition que l’Etat ait enfin la volonté de mettre fin au scandale des concessions autoroutières en rééquilibrant les contrats de concession en faveur des usagers et de l’intérêt général. Pour le moment, au regard des nouveaux privilèges accordés récemment aux concessionnaires, le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne sommes pas sur ce chemin-là.
De ce point de vue, nous vous invitons à consulter notre étude concernant les évolutions scandaleuses des résultats financiers des concessionnaires*.

Notre demande à l’Etat porte sur un point central.equilibre-etat-cofiroute

Comme cela a été maintes fois recommandé par la Cour des comptes, par l’Autorité de la concurrence, par l’ARAFER et par de nombreux travaux et interventions parlementaires, nous demandons au gouvernement d’engager une négociation avec Cofiroute, concessionnaire de l’A10 et de l’A11, afin de rééquilibrer le contrat de concession par un nouvel avenant introduisant enfin des clauses en faveur des usagers et de l’intérêt général.
Jusqu’à ce jour, tous les avenants conclus en catimini entre l’Etat et les concessionnaires ont été exclusivement favorables à ces derniers. Il est urgent de changer de modèle.

Nos interlocuteurs ministériels nous ont assuré d’une réponse prochaine du gouvernement.

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